Validation de la phase d’état des lieux de l’étude HMUC Allier par les CLE des SAGE Haut-Allier et Allier aval

Les constats établis sur les territoires du Haut-Allier et de l’Allier aval, en matière de gestion et d’utilisation quantitative des ressources en eau et d’effets potentiels sur le bon fonctionnement des cours d’eau et l’équilibre quantitatif des nappes, ont justifié l’inscription dans les deux SAGE de la réalisation d’une étude Hydrologie Milieux Usages Climat (HMUC) à l’échelle de ces deux territoires.

L’étude HMUC a pour objectif de faire le point sur les prélèvements en eau, les rejets, les ressources en eau et les besoins du milieu.
Le but est de vérifier que les prélèvements actuels et futurs sont compatibles sur le long terme et dans le contexte du changement climatique avec le bon fonctionnement du milieu et, dans le cas inverse, sur la base de volumes maximums prélevables et de débits de référence, de proposer des améliorations pour les années à venir.

Le périmètre d’étude couvre un territoire de 9 024 km2, correspondant au bassin versant de l’Allier depuis sa source jusqu’à la confluence avec la Loire, hors bassins versants de l’Alagnon, de la Dore et de la Sioule.
Il concerne 898 communes réparties sur 8 départements : Lozère, Ardèche, Haute-Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Allier, Cher, Nièvre.
Le territoire comprend également l’intégralité du périmètre étudié dans le cadre du projet CAPRICE (projet de recherche sur la caractérisation des ressources en eau souterraine de la Chaîne des Puys).

Les Commissions Locales de l’Eau des SAGE Haut-Allier et Allier aval ont récemment validé la phase d’état des lieux de l’étude HMUC qui comprend :

  • Une analyse physique du territoire et une caractérisation des usages de l’eau,
  • Une description des méthodes utilisées pour évaluer d’une part la ressource en eau naturelle, et d’autre part les besoins et prélèvements en eau associés aux différents usages répartis sur le territoire,
  • Les premiers résultats en termes :
    – De quantification et de répartition (spatiale et dans le temps) des ressources superficielles et souterraines,
    – De quantification et de répartition (spatiale et dans le temps) des besoins et prélèvements pour les différents usages,
    – De pressions potentielles des différents usages sur les ressources naturelles, par comparaison au pas de temps mensuel des volumes prélevés et de la ressource naturelle disponible.

Toutes ces estimations ont été faites au pas de temps mensuel et annuel, en année moyenne et année sèche quinquennale, et à l’échelle des masses d’eau.

Plusieurs phases de concertations ont été menées durant cette première étape, ce qui a permis de valider et/ou ajuster les hypothèses et méthodologies employées. Cette concertation sera menée tout au long de l’étude pour une réelle appropriation par les acteurs locaux.